Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


Big man et l'anthropologie politique par Chawki Amari

Publié par The Algerian Speaker sur 4 Novembre 2013, 17:33pm

Catégories : #Point zero de chawki Amari

Notre économie est vacillante et ne repose sur aucune base solide.» Ce n'est pas un opposant qui le dit, un militant du MAK, un Marocain du makhnaz ou encore un chroniqueur pessimiste, mais bien le Premier ministre Sellal. Effectivement, on injecte des milliards de dollars dans une relance économique qui n'arrive pas et des millions de promesses dans des projets métaphysiques qui n'ont fait qu'éloigner les Algérien(ne)s du bonheur. Les chiffres, inflation et croissance, les classements internationaux où l'Algérie joue au cancre qui redouble sa sixième suffisent à montrer que ce rendez-vous raté ressemble à celui d'un homme attendant avec un bouquet de fleurs la fiancée qui a fait un accident en cours de route. Mais quel accident ? Un AVC, une panne d'imagination ou une coupure de réseau ?

L'anthropologie politique, qui s'attelle à analyser l'organisation du pouvoir, explique que l'Algérie est une société «big man» en ce sens où elle repose sur le chef. C'est toute l'erreur du Président qui, croyant à son arrivée que l'Algérie avait besoin d'un directeur fort et méchant, devait rassembler tous les pouvoirs, y compris celui de nommer le planton de la mairie de Zebabdja. 14 ans plus tard, le big man réalise, à travers son deuxième projet de Constitution, qu'il faut séparer les pouvoirs et les équilibrer, autonomiser la société et libérer les initiatives en supprimant un bon nombre de contrôles hiérarchiques. Cette erreur d'un seul homme ne serait pas trop grave si elle n'avait engagé tout un pays pendant plus d'une décennie. Car le big man, genre de seigneurie du Moyen-Age, est un stade intermédiaire entre les sociétés égalitaires de chasseurs-cueilleurs et celles où des pouvoirs stables assurent le fonctionnement des institutions par leur capacité de mobilisation. L'intermède doit se terminer. Le big man devrait quitter son big fauteuil. Sellal devrait arrêter de pleurer

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